01 / IMAGE DE NUIT / GENÈVE ↔ LAUSANNE
Après minuit.
Flash direct, MiniDV, téléphone : pourquoi la nuit continue de fabriquer une image qui n’existe presque nulle part ailleurs.
La nuit ne documente pas seulement ce qui s’est passé. Elle transforme les visages, les lieux et les gestes en une archive imparfaite. Un flash trop fort, une vidéo trop sombre ou une photo prise à la sortie d’un club deviennent parfois plus justes qu’une image parfaitement composée.
À Genève et Lausanne, ces images circulent ensuite entre stories, affiches, dossiers partagés et comptes de collectifs. Elles racontent une scène sans vraiment chercher à la résumer. Le défaut technique devient une langue commune.
Ce qui nous intéresse ici n’est pas la nostalgie d’un appareil précis, mais la manière dont une génération construit sa mémoire avec des outils immédiatement disponibles, puis les transforme en signes, en références et en esthétique.











